BioParc de Doué la fontaine – Le cratères des carnivores

BioParc de Doué la fontaine "Le cratère des carnivores"

Pour sa réouverture en février 2020, le BioParc de Doué la fontaine a révélé au grand public un projet sur lequel des équipes travaillaient depuis septembre 2017. Il aura fallu 15 mois de travaux, 400 mètres d’allées de visite supplémentaires, une centaine d’arbres et de palmiers plantés, 40 000 m3 de falun extrait et un coût du chantier de 1,5 million d’euros pour créer ce tout nouveau territoire démesuré : Le Cratère des Carnivores.  

Fidèle à sa volonté d’offrir à ses animaux de vastes espaces invitant à la découverte et à l’exploration, le Bioparc s’agrandit une nouvelle fois avec trois présentations animalières innovantes et hors-normes, dont seul le Bioparc a le secret !

Explorez "le Cratère des Carnivores"

Le territoire des lions d'Afrique

Le territoire des lions, qui s’étend sur un hectare de dômes de falun, de crevasses et de passerelles, est traversé par un ruisseau marquant les îlots rocheux et progressant jusqu’au creux du cratère. A l’entrée de cette extension, le visiteur découvrira un premier point d’observation grillagé pour un contact rapproché avec les lions. 

Le couple de lions prend progressivement possession de chaque espace.

Le territoire des guépards

De l’autre côté de l’allée de visite, les guépards disposent d’un vaste parc à débordement d’un hectare en forme de L, dont le versant incliné vers le ciel offre une vision panoramique, ainsi qu’une piste de course “olympique” idéale pour ces athlétiques carnivores.

L'installation des suricates, oryctéropes et otocyons

Un parc de 800m² est partagé par trois autres espèces emblématiques de la faune africaine : les otocyons, les suricates et les oryctéropes ! Les nombreux enrochements naturels sont tour à tour la cachette idéale des suricates ou le rendez-vous des otocyons pour profiter du soleil ! Ils pourront également être observés dans l’abri aménagé spécialement au niveau inférieur de la hutte. Les visiteurs découvriront les deux femelles oryctéropes, aussi appelés « Cochon de Terre ». En effet, le Bioparc sera le seul parc animalier en France à présenter cette espèce !

La hutte d'observation

 

La hutte d’observation de 500m², édifiée au centre du Cratère, est le point de vue idéal avec une vision à 360°, embrassant chacun des espaces ! Les espaces intérieurs des suricates, otocyons et oryctéropes sont visibles en partie basse.

Tout au long de la visite, le visiteur pourra découvrir plusieurs panneaux pédagogiques
et informatifs sur les espèces qui vivent dans le cratères des carnivores.

La volière africaine

Au sein de cette nouvelle extension, une volière pénétrable de 2.000 m2, en cours de finition, ouvrira ses portes l’année prochaine. De petits mammifères – dont des oréotragues, des damans des rochers et peut-être des primates – y évolueront au milieu d’une dizaine d’espèces d’oiseaux en vol libre. Ouverture prévue au printemps 2021.

Ouverture prévue au printemps 2021

Les espèces du Cratère des carnivores

À la différence des autres félins, les lions vivent en groupes. La chasse, le plus souvent assurée par les femelles, est collective : de vraies stratégies d’embuscade se mettent en place pour ne pas rater les proies. Les lionnes du groupe mettent bas à la même période et s’occupent parfois ensemble des petits. La transmission des comportements est essentielle pour le bon développement des lionceaux. Elle passe par une grande attention de la part des parents, le jeu et l’imitation des adultes. Les jeunes mâles voient leur épaisse crinière pousser à partir de 6 ans. Bien qu’emblématique des savanes africaines, le lion voit sa population globale se réduire à moins de 20 000 individus et se morceler fortement.

Mammifère le plus rapide au monde doublé d’un redoutable sprinter, le guépard peut atteindre les 110 km par heure et les maintenir sur 400 m. Il est conçu pour la vitesse : griffes non rétractiles pour l’adhérence, silhouette fine et profilée, longues pattes et ossature souple, longue queue utile à l’équilibre. Il chasse ainsi en coursant et fondant sur ses proies, et non à l’affût comme les autres félins. Il reste uniquement 7 000 individus dans la nature aujourd’hui.

Surnommé « Cochon de Terre », l’oryctérope est un mammifère fourmilier de la taille d’un petit cochon au corps trapu fortement voûté et à la peau épaisse, seul membre de l’ordre des tubulidentés. Essentiel au fonctionnement de son écosystème, il régule les populations de termites sur le continent africain. C’est un animal solitaire et nocturne qui passe la nuit à parcourir son domaine à la recherche de sa nourriture. Il se nourrit essentiellement de termites et de fourmis qu’il capture à l’aide de sa longue langue enduite de salive gluante, à l’image du fourmilier sud-américain. Il peut ingérer jusqu’à 50 000 insectes en une nuit. Il mesure entre 90cm et 1m et pèse de 40 à 80 kg.

Le suricate est une petite mangouste de la famille des herpestidés. Surnommé « sentinelle du désert », il habite l’Afrique australe et vit dans les déserts et les savanes sèches. Le groupe, de 20 à 30 individus, est dominé par un couple dominant. Les différents membres d’un même clan passent beaucoup de temps à se toiletter entre eux afin de renforcer les liens affectifs. Chaque individu veille à tour de rôle sur l’ensemble du clan, et prévient d’un danger grâce à des vocalises. C’est ce rôle de guetteur avec cette posture si particulière qui a valu aux suricates le surnom de « sentinelle du désert ».

L’otocyon, appelé également le renard à oreilles de chauve-souris, est un mammifère carnivore de la famille des canidés. Il vit en Afrique australe, dans la savane et les plaines arides. C’est un animal social et territorial qui vit en groupe familial de plusieurs individus, dans des terriers qu’il creuse lui-même ou qu’il emprunte à d’autres animaux. Grâce à ses grandes et larges oreilles (entre 11 et 13 cm), il possède une ouïe très fine. Il se nourrit d’insectes, de sauterelles, de termites, de rongeurs ou d’oiseaux.

Projet Nature : ACTAG PRW

Les lions et les guépards, deux félins vulnérables, sont au cœur d’un Projet Nature du Bioparc : les félins du Niger.
Le Bioparc apporte son soutien financier et logistique à l’association ACTAG PRW, composée de gestionnaires d’auberges touristiques du Parc Régional du W au Niger. L’association fournit à son tour une aide concrète aux autorités du Parc du W : promotion des aires protégées, lutte anti-braconnage, suivi écologique, sensibilisation, gestion des conflits homme/faune,
aménagements. En 2016, ACTAG a mis en place une équipe de suivi des félins et de lutte anti-braconnage pour renforcer le suivi et la surveillance de la biodiversité du Parc, côté Niger. Les agents surveillent ainsi 40 000 hectares. Cette vaste zone, située au cœur du Parc du W, au niveau de la rivière Mékrou, est la plus touchée actuellement par le braconnage et représente un poste stratégique. Le suivi des animaux se fait par observation et à l’aide d’un réseau d’appareils photos à détection automatique, qui permet aussi de déceler le passage des braconniers. Les photos ont également permis de confirmer le présence de léopard dans le Parc W alors que l’on pensait l’espèce disparue de cette zone. Pour 2020 se prépare une opération inédite de suivi télémétrique d’un groupe de lions avec la collaboration du spécialiste du félin de renom : le docteur Hans Bauer.

Premier zoo à soutenir ce projet en 2016, le Bioparc a versé depuis 12 000 € à ACTAG, soit 3 000 € par an. Le Bioparc a également permis à l’association de se faire connaître auprès d’autres zoos aujourd’hui partenaires.

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