BASEL ZOO – LA NOUVELLE MAISON DES OISEAUX

Le pavillon des oiseaux a été ouvert en 1927. Tous deux conçus par l’architecte Heinrich Flügel, le pavillon des oiseaux et le restaurant ouvert peu de temps après sont les deux bâtiments qui caractérisent depuis des décennies le versant nord du zoo de Bâle. Après plus de 90 ans d’ouverture, il était nécessaire de le renovér car il ne répondait plus au besoin de présentation des espèces aviaires du zoo. 

Dans celui-ci, les visiteurs peuvent s’immerger dans un univers rempli de chants d’oiseaux, de couleurs et de formes diversifiées, au cœur d’un espace à la végétation luxuriante. Les principes de l’évolution seront expliqués de manière exemplaire au moyen des espèces et des habitats présentés. Les visiteurs seront également sensibilisés aux graves menaces qui pèsent sur les populations et les habitats naturels.

Le coût total de l’installation englobant le pavillon des oiseaux est d’environ 29,7 millions de francs suisse soit 30 millions d’€. Ces dépenses ont en grande partie été couvertes dès fin 2022 grâce à des dons, petits et grands, à des successions et à des legs. Les principaux donateurs, à savoir la famille Hoffmann-La Roche et les familles Hoffmann, Oeri et Duschmalé, propriétaires du groupe Roche ont permis d’y contribuer largement.

Après trois ans et demi de travaux, la volière du zoo de Bâle,  a rouvert officiellement 3 juin 2023. Si l’aspect extérieur reste plus ou moins inchangé, l’intérieur se présente sous un nouveau jour.

L’ancien pavillon a été conçue comme une salle de vol libre. Un abaissement du sol a permis de planter des plantes variées et couvrantes d’Asie du Sud-Est. Depuis les balcons des étages supérieurs, vous pouvez observer les coryllis à tête bleue, les shamas à croupion blanc, les roulouls couronés et d’autres oiseaux aux couleurs chatoyantes à hauteur de vol ou d’œil.

Dans le nouveau bâtiment, dans un espace aux accents tropicaux qui jouxte le côté sud du pavillon des oiseaux, le public peut admirer les «joyaux des airs» en pleine action. À commencer par les chardonnerets rouges ou les tangaras évêques, qui sont rarement élevés en zoo. Pour parfaire la mise en scène, un décor de gorges recouvertes d’une abondante végétation originaire du Costa Rica a été recréé.

Les volières situées sur le côté longitudinal du pavillon sont, tout comme le pavillon lui-même, une relique des temps passés. Entièrement rénovées et agrandies, elles deviennent le nouveau domicile des mainates religieux, ses étourneaux de Rothschild et des garrulaxes bicolores.

Une nouveauté de la rénovation du pavillon : la volière extérieure accessible, située sur le côté nord du pavillon des oiseaux ou vous pouvez entrer en contact avec les ibis chauves et les rolliers d’Europe.

Depuis le 27 juin 2023, les loutres d’Asie, les plus petites au monde, ont investi le nouvel enclos végétalisé. Elles y disposent d’un grand bassin ainsi que de multiples cavités et troncs d’arbres dans lesquels se cacher. Le Zoo élève des loutres cendrées (Aonyx cinereus) depuis 2008. Au cours des 15 dernières années, elles ont vécu aux côtés des rhinocéros et des muntjacs de Chine dans le pavillon des rhinocéros.  Chaque jour, le duo, un mâle (9 ans) et une femelle (6 ans), découvre plus en détail toute l’installation. Logés au-dessus de la passerelle, les deux petits animaux diurnes ont déjà offert au public, avec leurs jeux, des heures d’observation amusée.

Sous le pavillon des oiseaux et le nouvel espace des loutres, les visiteurs peuvent arpenter l’habitat original des pélicans qui représente le delta d’un fleuve. Grâce à l’extension de leur enclos, les pélicans disposent d’un plus vaste espace exposé au soleil et d’espaces retirés supplémentaires pour élever leur progéniture. Le groupe se compose actuellement de 16 pélicans blancs adultes (sept mâles et neuf femelles), trois jeunes pélicans blancs nés en avril 2023 et six pélicans frisés adultes (trois mâles et trois femelles).

Enfin La «station ornithologique de Schutzmatte», située dans la partie du zoo non accessible au public à Binningen, a permis, le temps des travaux, de garder certaines espèces. La station se compose d’une partie chauffée, une partie fermée non chauffée et une partie ouverte. Ces trois parties peuvent être subdivisées par des cloisons. La station ornithologique de Schutzmatte peut être utilisée pour abriter d’autres  espèces d’animaux. Elle peut également servir de station d’hivernage pour les espèces sensibles au gel ou pour la séparation des oisillons.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *